Rassemblement pour Shaoyo Liu vendredi 29 mars à 18h30 – Strasbourg

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L’événement facebook à partager au max –> https://www.facebook.com/events/317286792019383/
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On n’oublie pas Hocine Bouras, tué le 26 août 2014 entre Strasbourg et Colmar d’une balle dans la tête par un gendarme, et les non-lieux qui ont suivis, comme dans tant d’autres affaires connues ou restées dans l’anonymat. Il faut que ça cesse! Les quartiers ne sont pas des stands de tirs! Stop au racisme et au permis de tuer des forces de l’ordre!
 Solidarité de Strasbourg avec la famille de Shaoyo Liu, et son quartier mobilisé!
Solidarité contre la repression!

« 5 balles, on n’oublie pas! » Manifestation pour Lahoucine AIT OMGHAR Samedi 25 mars à Montigny-en-Gohelle

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Le 28 mars 2013, Lahoucine Aït Omghar, 26 ans, est abattu de 5 balles par la police à Montigny-en-Gohelle. Il est le troisième jeune de ce quartier abattu par des policiers. Une fois encore, les policiers invoquent la « légitime défense ». La presse parle d’un « braqueur »… Tristes et solides habitudes dans le cadre de meurtres commis par des policiers… Après les faits, une information judiciaire avait été ouverte pour homicide et confiée à une juge d’instruction du tribunal correctionnel de Béthune, qui a essayé de dissuader la famille de Lahoucine de porter plainte. Le 16 juillet 2015, la famille avec le soutien de la population locale avait déjà âprement bataillé pour pouvoir obtenir une reconstitution, qui montrera qu’il était possible de le maîtriser sans faire usage d’arme à feu…

La cour d’appel de Douai a confirmé l’ordonnance de non-lieu le 13 mai dernier. La juge d’instruction, dans ses conclusions, explique qu’il n’y a pas lieu de poursuivre les trois policiers mis en examen. La famille de Lahoucine n’entend pas en rester là, et veut frapper plus haut. «  On va essayer de voir avec l’avocat ce qu’on peut faire, peut-être essayer un pourvoi en cassation ou saisir la cour européenne des droits de l’Homme.  ». Le collectif « Urgence Notre police assassine », très actif depuis le départ dans ce dossier, a suggéré le nom d’un nouvel avocat pour défendre la famille. Il s’agit de Maître Ouzrou, qui fut le conseil d’Adama Traoré.

« NON-LIEU DES 4 POLICIERS QUI ONT ASSASSINÉE DE 5 BALLES LAHOUCINE AIT OMGHAR À MONTIGNY-EN-GOHELLE. Donc VENEZ NOMBREUX POUR SOUTENIR LA FAMILLE AIT OMGHAR. »

#JusticepourLahoucine

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Hamid, le frère de Lahoucine avait été présent à Colmar aux côtés de la famille Bouras pour la marche en hommage à Hocine du 30 août 2015.

PAS DE JUSTICE PAS DE PAIX!

Le 04 mars 2017 meeting à Paris pour la marche du 19 mars et hommage à Amadou Koumé

Le collectif d’organisation de la Marche du 19 mars appelle à un grand meeting qui se tiendra à la bourse du Travail de Paris le 04 mars prochain autour de la famille d’Amadou Koumé, mort le 6 mars 2015 dans le commissariat du 10ème arrondissement.

Rendez-vous le 4 mars 2017, 13h30, bourse du travail de Paris (85 rue Charlot à République). En présence des familles des victimes et notamment de Jessica Koumé, Amal Bentounsi et Ramata Dieng et en présence d’Omar Slaouti, porte parole du collectif 19 mars, mais aussi de nombreux représentants des organisations et collectifs signataires de l’appel de la Marche. Le Collectif Vérité et Justice pour Hocine Bouras y sera aussi.
Rappelons qu’Amadou Koumé est mort d’un œdème pulmonaire survenu dans un contexte d’asphyxie avec traumatisme facial et cervical. Il est une victime de plus de pratiques policières d’interpellation scandaleuses comme la clé d’étranglement, des pratiques jugées tellement dangereuses qu’elles sont interdites dans de nombreux pays. Une fois de plus, pourtant, la justice vient de rendre un non-lieu dans cette affaire.

A Bobigny, nous étions nombreuses et nombreux en solidarité avec Théo Luhaka, contre les humiliations, contre les violences policières, contre le racisme. Pour Théo bien sûr qui a été frappé et violé mais aussi pour Amadou Koumé, Amine Bentounsi, Lamine Dieng, Wissam El Yamni, Zyed Benna et Bouna Traoré, Adama Traoré et bien d’autres tués par la police. Une fois de plus la police a tout fait pour provoquer délibérément les manifestant.e.s et criminaliser la mobilisation. Nous affirmons ici notre solidarité avec les 37 interpellés.

Depuis plus de 40 ans, les policiers bénéficient d’une véritable impunité dans les quartiers. Contrôles au faciès, tutoiements, injures et provocations racistes pendant que la justice couvre ces agissements en acquittant ou en donnant du sursis aux policiers incriminés. Aujourd’hui un syndicaliste policier peut tranquillement à la télé défendre l’utilisation du terme raciste bamboula.

La dernière loi votée par ce gouvernement est un véritable arsenal répressif, la loi de sécurité publique s’ajoutant au maintien de l’état d’urgence. Les règles de légitime défense pour les policiers, sont assouplis et les peines pour outrage aux forces de l’ordre sont alourdies. L’impunité policière est désormais légalisée !


Nous ne baisserons pas les yeux ! Contre la hogra, les humiliations répétées, le racisme et les violences policières nous nous réunirons le 4 mars à la bourse du travail de Paris, rue Charlot, à 14h et nous marcherons tous ensemble le 19 mars à Paris. 
Les deux rendez-vous sont pris ! Soyons nombreux et nombreuses à exprimer notre résistance au meeting et dans la rue !

Pour rejoindre la Marche pour la Justice et la Dignité du 19 mars, la famille Bouras avec le Collectif Vérité et Justice pour Hocine Bouras organisent un départ groupé de Strasbourg/Colmar en bus.

(adresse mail pour réserver les places : collectifhocinebouras@gmail.com)

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* Amadou Koumé est décédé à l’âge de 33 ans dans un commissariat de Paris la nuit du jeudi 5 mars au vendredi 6 mars 2015 peu après avoir été violemment interpellé.Il était originaire de Saint-Quentin dans l’Aisne en Picardie, et papa de deux enfants. Sa mort ne s’était ébruitée dans les médias que le 20 avril par Le Parisien qui citait alors une source judiciaire qui expliquait de manière lapidaire : “quand les policiers ont voulu le menotter, il s’est débattu. Ils ont dû procéder à une manœuvre d’étranglement pour lui passer les menottes. A l’arrivée au commissariat à 0 h 25, ils se sont rendu compte qu’il était amorphe. Le Samu a tenté de le ranimer, en vain”.

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 Nous citons ici un article paru dans Paris-lutte sur la mort de Amadou Koumé

« Ce que ne fait pas bien sûr l’article du « Parisien », c’est le rapprochement avec la mort de plusieurs personnes, tuées elles aussi par étranglement. Une pratique dénoncée depuis longtemps, suite notamment à la mort d’Hakim Ajimi en 2008 :

Lors de contrôles d’identité, ou d’interpellations, la Police applique une méthode d’immobilisation qui dans sa pratique peut provoquer la mort : cette méthode “au corps à corps” consiste à ce qu’un fonctionnaire de police étrangle la personne qui se trouve au sol, pendant qu’un autre lui comprime la cage thoracique en appuyant fortement son genou dans le dos. Cette pratique appelée aussi “clé d’étranglement” entraine l’immobilité, la suffocation, de graves lésions qui peuvent provoquer alors des conséquences irréversibles quand ce n’est pas la mort.

Trois flics avaient été condamnés à de la prison avec sursis pour la mort d’Hakim Ajimi. Depuis, plusieurs personnes sont mortes pour avoir eu le malheur de croiser des flics friands de cette pratique. Elle est pourtant connue depuis plus de dix ans par tous les policiers comme pouvant être mortelle.

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Légende de l’image : Hakim Ajimi, tué par la police par étranglement

En juin 2009, Ali Ziri mourrait dans les mêmes circonstances à Argenteuil. En 2011, c’était Wissam El-Yamni à Clermont-Ferrand. À chaque fois, les flics s’en sont sortis, comme dans la plupart des cas où la police est accusée de meurtre ou de mutilation. » (…)

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A l’appel des proches d’Amadou Koumé, le 30 mai 2015, 1000 personnes se rassemblent à Saint-Quentin pour rendre hommage à Amadou. Une autre marche commémorative rassemblera 400 personnes à la Gare du Nord de Paris  le 10 octobre 2015 pour soutenir la famille pour connaitre la vérité sur la mort de Amadou Koumé et pour demander la nomination d’un juge d’instruction.

Page facebook du Collectif  : Tous ensemble pour une justice claire et transparente

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Le 17 novembre 2015, le Non-lieu est prononcé par le Procureur pour Amadou Koumé. Moins de dix jours après, nous apprenons le 25 novembre le Non-lieu pour Hocine Bouras… Malgré cela, notre détermination des familles des victimes de crimes policiers reste intacte pour obtenir Vérité et Justice et mettre fin au Permis de Tuer, au Racisme d’Etat, aux violences sécuritaires.En juillet 2016, nous apprenons « qu’un juge d’instruction vient d’être nommé dans l’affaire d’Amadou Koumé après pratiquement 2 ans de combat judiciaire l’enquête s’ouvre! Moralité ne pas plier face à ses oppresseurs !! Cependant rien n’est gagné le combat continue ! Pas de justice pas de paix ! » Aussi, du 6 au 10 mars 2017 se tiendra aux assises de Paris, le procès en appel du policier Damien Saboundjian qui a tué Amine Bentounsi d’une balle dans le dos. Tout notre soutien aux proches qui continuent cette lutte! Quant à la famille Bouras, nous continuons de la soutenir pour faire parvenir le dossier de Hocine en Cour de Cassation!

Ils nous voulaient silencieuses, isolées et à genoux, aujourd’hui, 2017, nous sommes toujours unies et debout, nous ne lâcherons pas le combat et continuerons de faire entendre nos voix et de prendre les rues!

Sortie du livre « 100 portraits contre l’état policier » du collectif Cases rebelles

Le livre « 100 portraits contre l’état policier » du collectif Cases rebelles vient de paraître aux éditions Syllepse.

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Un énorme merci pour ce beau travail! Notre Collectif Vérité et Justice pour Hocine Bouras va faire une commande rapidement pour avoir un stock à disposition en Alsace, et lors de nos prochains événements publics !

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100 portraits contre l’état policier
(Cases rebelles)
ISBN : 978-2-84950-544-1
Paru en Février 2017
Collection « Arguments et mouvements »
Editions Syllepse

« Ce que nous attendons des portraits ? Sans doute qu’ils interpellent. […] Des peintures murales politiques et culturelles chicanas ou irlandaises, en passant par le graff qui honore traditionnellement ses morts en les peignant dans la rue, le portrait des défunts réaffirme leur place et leur présence dans la communauté, leur empreinte sur elle. Il dit l’amour, le refus d’oublier et le désir de faire avec les morts. Ceci veut aussi dire, agir en conséquence. Garder vivant le souvenir de ces existences précieuses nous engage à la lutte, nous rappelle à notre devoir de vivant·es qui est de lutter pour la vérité et la justice pour celles et ceux parti·es.
L’art populaire, militant, de l’affiche on le retrouve dès les premières mobilisations des populations non-blanches en France pour Mohamed Diab en 1972 ou Malika Yazid en 1973 par exemple. Les marches contre les crimes racistes et sécuritaires ont elles aussi très rapidement intégré des portraits brandis des victimes. […] Ces portraits réaffirment aussi le caractère sacré de la vie, bafoué par la mort brutale. Ces vies volées ne sont pas seulement les symptômes d’une violence d’État : il s’agit d’individu·es qui avaient des rêves. Des personnes sensibles qui étaient aimables et aimées. Et ces morts auraient pu être évitées. »

Ce livre rend visible le flux permanent de personnes qui meurent victimes de l’État policier français de 1947 à aujourd’hui.
Elles ont été étouffées, abattues, percutées, battues à mort, lors de contrôles, d’arrestations, d’expulsions, de mouvements sociaux ou de manifestations, par les forces de l’ordre. D’autres encore sont mortes en prison.
Les auteur-es s’emparent de la forme du portrait militant, hérité de l’art mural, du graff, d’artistes comme Emory Douglas, et réactivé dans les mouvements actuels contre les violences policières aux États-Unis, par Oree Originol notamment.
Le dessin rompt avec la froideur clinique de la liste des morts. Sous forme d’affiche, il est une tentative de reprendre la rue et ses murs.
Le récit des circonstances et des suites judiciaires permet de saisir comment toutes ces petites histoires, souvent tombées dans l’oubli, forment la grande Histoire de la domination policière en France et son caractère à la fois de classe, raciste et colonial.
Les dessins se veulent aussi porteurs d’amour pour les victimes et de solidarité pour leurs proches.

Le livre est aussi en vente dans la boutique en ligne Bboykonsian : 100 portraits contre l’état policier (Cases rebelles)

 

Justice pour Théo et soutien avec les quartiers solidaires contre l’injustice policière

Récapitulatif pour les personnes qui n’auraient pas suivi les événements.

LE JEUDI 2 FÉVRIER vers 17h, Théo (22 ans) est victime d’une violente interpellation à Aulnay-sous-Bois, dans la cité des 3000. Parti simplement apporter une paire de baskets à une amie, il subit les violences de 4 policiers sous le prétexte d’un contrôle d’identité. Il reçoit des coups et, conscient de la gravité de ce qui est en train de se passer et du fait qu’il sera probablement accusé de mensonges et présumé coupable de l’altercation, il se débat et se déplace pour être sous l’angle de caméras. Son sac est arraché, il est maintenu par 3 policiers tandis que le 4ème essaye de faire fuir les potentiels témoins de la scène. Théo se fait à nouveau frapper, le 4ème policier revient, baisse le pantalon de Théo et le viole avec une matraque télescopique*. Théo est menotté, à nouveau frappé, il reçoit des décharges de gaz lacrymogène sur le visage, dans la bouche… Les policiers s’écartent du champs des caméras de vidéo-surveillance et continuent leurs sévices à l’abris des regards. Un témoin persiste à observer la scène et refuse de partir. C’est à ce moment que les policiers embarquent Théo. Dans leur voiture, les policiers donnent des coups de poings dans l’oeil, dans les parties intimes de Théo. Ils lui crachent dessus, lui lancent des insultes racistes (« Négro », « bamboula »), le traitent de « salope », se moquent de sa blessure à l’anus. Arrivé au commissariat, Théo est tellement diminué physiquement qu’il est évacué vers l’hôpital**, le visage tuméfié et en fauteuil roulant.

À l’hôpital Robert Ballanger d’Aulnay, le médecin constate « une plaie longitudinale du canal anal de 10 centimètres de profondeur » et une « section du muscle sphinctérien » et lui prescrit 60 jours d’interruption totale de travail (ITT). « Des lésions importantes […] qui correspondent clairement à l’introduction d’un objet. ».

LE VENDREDI 3 FÉVRIER les 4 policiers sont placés en garde à vue dans les locaux de l’inspection générale de la police nationale (IGPN), pour viol en réunion. Ces derniers nient l’accusation et tentent une défense du viol « par accident » affirmant que le pantalon aurait « glissé tout seul ». Le Défenseur des Droits est saisi par les avocats de la famille de Théo. Le soir-même quelques échauffourées auraient eu lieu à Aulnay. Théo est opéré dans la nuit du 3 au 4 février.

SAMEDI 4 FÉVRIER, la garde à vue des 4 policiers est prolongée de 24 heures. Première nuit d’émeute à Aulnay-sous-Bois.

DIMANCHE 5 FÉVRIER le parquet de Bobigny demande la mise en examen des quatre policiers en requalifiant les faits de « violence en réunion » et abandonnant provisoirement la qualification de « viol ». À l’issu de la présentation des policiers au juge d’instruction, celui qui a assené à Théo le coup à l’anus est néanmoins mis en examen pour « viol par personne ayant autorité et violences volontaires », tandis que les 3 autres sont mis en examen pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique, avec arme et en réunion ». Le policier mis en examen pour viol est placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention, avec « l’interdiction d’exercer l’activité de fonctionnaire de police et l’interdiction de paraître en Seine-Saint-Denis », les trois autres sont placés sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction. Deux d’entre eux ont « l’interdiction d’exercer l’activité de fonctionnaire de police » mais le dernier écope seulement de « l’interdiction de paraître à Aulnay-sous-Bois ». Les quatre fonctionnaires de police sont tout de même suspendus par le ministre de l’intérieur. Un important dispositif policier est déployé à Aulnay-sous-Bois, plusieurs compagnies de CRS sont mobilisées. Nouvelle nuit d’émeute, cinq jeunes sont interpellés.

LUNDI 6 FÉVRIER l’Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) publie un communiqué indiquant que si les faits étaient avérés, ils devraient également être qualifiés de « torture » en s’appuyant sur la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Une marche pour Théo s’est déroulé à Aulnay-sous-Bois rassemblant plusieurs centaines de personnes, depuis l’immeuble où vit la victime jusqu’à l’antenne du commissariat de la cité des 3000. Le dispositif policier est renforcé par des policiers munis d’armes de guerre (dont des fusils de précision) et appuyés par un hélicoptère. Lors d’une nouvelle nuit d’émeutes à Aulnay-sous-Bois, des habitants rapportent au journaliste indépendant Alexis Kraland que des tirs à balle réelle ont été effectués par la police, d’abord en l’air, puis en direction de la foule. Des photos de douilles de balles utilisées par la police et recueillies par les habitants de la cité des 3000 tournent sur les réseaux sociaux. Des tirs de mortier et l’usage de cocktail molotov contre des biens et des policiers sont rapportés par plusieurs journalistes présents sur place. 26 interpellations sont à déplorer.

MARDI 7 FÉVRIER la Préfecture de Police de Paris confirme des tirs de sommation à balle réelle (pratique d’intimidation pourtant très rare, seulement une dizaine de cas par ans) et disent qu’il n’y a pas eu de tirs en directions d’individus, une version démentie par les habitants. Une vidéo très relayée sur les réseaux sociaux montre un policier armé d’un LBD-40 (Lanceur de Balles de Défense) pointer son arme en direction d’un habitant qui était en train de le filmer : «arrête de filmer… Fais voir ton téléphone ou je t’allume.». L’extinction de l’éclairage public à plusieurs reprises durant les différentes nuits d’émeutes avait d’abord été imputée par certains médias à un acte de « sabotage » des émeutiers, mais le doute commence à se porter sur un acte volontaire des policiers, peut-être pour empêcher les photos et vidéos des altercations entre habitants et troupes de maintient de l’ordre. Ironie du calendrier, à l’Assemblée Nationale est examiné cet après-midi le projet de loi dit de « sécurité publique » visant à élargir les possibilités d’ouverture du feu pour les policiers, les alignants sur le même régime que les gendarmes…

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Contrairement à ce que certains médias et responsables publics affirment, il ne s’agirait pas d’une « bavure », d’un acte de barbarie qui serait isolé mais probablement d’une technique policière plus répandue qu’on ne le croit. L’affaire Théo n’est pas sans rappeler un autre jeune blessé à l’anus à l’aide d’une matraque par un policier municipal à Drancy en octobre 2015. Moins médiatisée, cette affaire a fait l’objet d’un jugement le 16 janvier dernier. Le policier comparaissait pour violences volontaires avec arme et non pour viol, le procureur adjoint n’a requis que 6 mois de prison avec sursis et une interdiction professionnelle temporaire (1 ans). Le délibéré sera rendu le 20 février.***

L’affaire Théo à Aulnay, dans la lignée du meurtre d’Adama Traoré par des policiers en juillet dernier, est une des affaires de violences policière dans les quartiers populaires les plus médiatisées que l’on ait connu. Après les États-Unis, la France semble découvrir que sa police est violente, raciste et au dessus des lois. Espérons que cela signe la fin de l’impunité policière réclamée depuis longtemps par les habitants des quartiers populaires et par les familles des victimes de violence policières comme le Collectif urgence notre police assassine. À défaut, ce sera le début d’une révolte que l’État français aura à affronter. Comme disait le rappeur Fianso à propos de l’affaire Adama Traoré, « ça mérite un 2ème novembre 2005 ». Sans justice vous n’aurez pas de paix.

UPDATE : Rassemblement en soutien à Théo et aux habitants d’Aulnay-sous-Bois aujourd’hui mercredi 8 février à 18h au métro Ménilmontant, pour les parisiens.

Page « Justice pour Théo » : https://www.facebook.com/JusticepourtheoOfficiel/

* En France, le viol est défini par le Code pénal (article 222-23) comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise ». C’est un crime passible de la cour d’assises. On distingue le viol des autres agressions sexuelles à travers l’existence d’un acte de pénétration qui peut être vaginale, anale ou buccale. Cet acte peut être réalisé aussi bien avec une partie du corps (sexe, doigt, …) qu’avec un objet.
** Témoignage de Théo sur les sévices qu’il a subit : http://tempsreel.nouvelobs.com/…/33259-aulnay-sous-bois-eco…
***Source : http://www.lemonde.fr/…/un-policier-municipal-juge-pour-vio…

 

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Soutien à Amal Bentounsi. Justice pour Amine. Stop au Permis de tuer des forces de « l’ordre »!

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Du 6 au 10 mars 2017 se tiendra aux assises de Paris, le procès en appel du policier Damien Saboundjian qui a tué Amine Bentounsi d’une balle dans le dos.

Il a été acquitté lors d’un premier procès qui a eu lieu l’année dernière, le président de la cour d’assise celui qui influence les jurés n’était autre que Jean Marc Heller ce meme magistrat qui avait prononcé un non-lieu dans l’affaire de Ali Ziri.
Ce premier procès à permis de révéler de nombreuses incohérences, du racisme dans les écoutes téléphonique, son collègue qui s’effondre à la barre en avouant son mensonge, alors que tout était à charge contre ce policier, malgré les 6 témoins qui affirment avoir vu Amine courir et tomber face contre terre, ils diront tous qu’à aucun moment Amine ne s’est retourné et n’a porté atteinte à la vie de ce policier.

Un fait rarissime le procureur a fait Appel de cette décision.

Rendez-vous du 6 au 10 mars 2017 aux assises de Paris pour la Vérité et la Justice pour Amine mais aussi pour toutes les autres familles.
Sans justice nous ne serons jamais en paix.
Merci de partager l’info au max

Page facebook : Justice pour Amine

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Amal Bentounsi, militante contre les violences policières et fondatrice du collectif Urgence notre police assassine, a déposé une plainte contre X pour diffamation, mercredi 25 janvier. Elle vise Franck Marlin, député-maire Les Républicains d’Etampes (Essonne), pour sa proposition de loi sur l’assouplissement des règles de légitime défense des policiers, et les 65 autres députés cosignataires.

Actuellement, la légitime défense est encadrée par les principes de nécessité, de proportionnalité et de simultanéité. « Les policiers doivent donc attendre d’être la cible d’un tir avant de pouvoir riposter », traduit la proposition de loi, déposée le 9 novembre 2016 à l’Assemblée nationale. Et d’ajouter, en exemple : « Cette insécurité juridique est malheureusement confirmée par la qualification d’homicide volontaire retenue par le parquet de Bobigny à l’encontre d’un policier, après le décès d’un homme recherché pour des vols à main armée lors d’une intervention à Noisy-le-Sec, le 21 avril 2012. »

Or, pour Amal Bentounsi, cette phrase fait clairement allusion à l’affaire qui concerne son frère, Amine. Celui-ci a été tué d’une balle dans le dos par un gardien de la paix du commissariat de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), le 21 avril 2012.

Source: FranceInfo

Comme toujours, soutien à Amal dans ce combat, le notre! Rétablissons les vérités!

Elles commencent par les mots. De là viendra la vraie justice, pas celle qui est aujourd’hui encore complice de meurtres racistes et de lois sécuritaires. Amine, comme Hocine, et tant d’autres ont étés tués alors qu’ils n’étaient pas armés, par des policiers/gendarmes , l’un de balles dans le dos, l’autre d’une balle dans la tête alors qu’il était menotté. Et ils osent parler de « légitime défense »! Qui sont les victimes, qui sont les meurtriers? Qui était équipé, a dégainé, et utilisé son flingue pour tirer sur quelqu’un de non armé? Qui trouve ce cadre de « légitime défense » aujourd’hui trop contraignant pour pouvoir continuer d’exercer son droit à tirer sur des personnes ?

La vérité, c’est que ce sont toujours les victimes des meurtres commis par des policiers, gendarmes et matons qui sont décrites comme armées, et dangereuses. Les articles de journaux parlant de Hocine Bouras suite à sa mort brutale l’ont longtemps décrit comme un « braqueur », référence au chef d’accusation qui le menait ce jour-là au tribunal… En omettant bien de dire qu’il était menotté au moment des faits!

Stop au permis de tuer!

Marseille : 07 février, journée de soutien à la famille de Morad et contre l’impunité policière

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Repas solidaire contre l’impunité policière au Dar Lamifa de 12h à 14h, et projection du film Les Coups de leurs Privilèges au cinéma Les Variétés, 37 Rue Vincent Scottoà 20h30.
La maman de Hocine y sera pour l’ocasion avec la maman de Morad!!
Faites tourner le mot pour cet événement aux marseillais/marseillaises et alentours!

Brochure: Le « bâtiment de la mort » – Vérité et Justice pour Morad (réalisée par le Collectif Angles Morts )

Et une emission de radio : Morad, mort « tombé d’un balcon », poursuivi par la police. Récits et discussion autour des crimes policiers. réalisée le 22 octobre 2014 par l’équipe de Libre Débat, sur Radio Galère, 88.4 FM – Marseille

De Marseille à Colmar, familles en lutte soudées et unies contre l’impunité policière!

Morad, Hocine, Ni oubli, Ni pardon!