ACTUALITE/EVENEMENTS A VENIR

La famille de Hocine Bouras se pourvoit actuellement à la Cour Européenne des Droits de l’Homme après avoir essuyé successivement des Non-lieux durant ces dernières années ( le dernier à la Cour de Cassation rendu en janvier de cette année) Elle continue de rassembler des fonds financiers pour couvrir les frais d’avocats qui restent élevés et pressants. Au sujet de la CEDH, voir l’article posté sur ce blog qui revient sur l’actualité de cette instance concernant les meurtres depuis 2008 commis par des policiers / gendarmes : « Verdicts de la CEDH 10 ans après…« 
Le 26 août 2018, cela fera déjà exactement 4 années que Hocine a perdu la vie… Nous ne l’oublions pas, et le nombre de tué.e.s par les policiers et gendarmes qui continue de s’allonger depuis cet événement, comme les répressions envers des personnes proches de victimes et /ou investies sur ces questions continue de nourrir de la rage au milieu du chagrin.
« Des crimes policiers, aux bavures policières, il faut que ça cesse! « 
Le combat est loin d’être terminé, et nous comptons rester solidaires auprès des autres familles et collectifs en lutte pour la Vérité et la Justice malgré les distances géographiques qui rendent parfois ce soutien difficile. Nous voulons continuer de partager de la force et du sourire dans les rencontres.

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Nouveau numéro de Résistons Ensemble téléchargeable ici, à diffuser largement :

L’État tue, ses experts enterrent

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Soirée rap à Rennes le 17 novembre : T-Rap de soutien • ldt x cerna.  et marche pour le Collectif Vérité et Justice pour Babacar le 1er décembre : Lien vers l’event facebook de la Marche –> Pour Babacar, Ni Oubli, Ni Pardon

Le soutien ira au Réseau de Ravitaillement des Luttes du Pays Rennais et au Collectif Justice pour Babacar Gueye.

Le réseau de ravitaillement propose de renforcer la circulation et les liens entre les différents mondes en lutte (syndical, rural, …), à travers des cantines de soutien et la distribution de produits frais non transformés, directement sur les piquets de grève.

Le collectif Vérité et Justice pour Babacar Gueye organise le 01/12/18 une marche pour les 3 ans de la mort de Babacar, tué par la BAC de Rennes. Pour Babacar : Ni Oubli Ni Pardon !

Babacar avait 27 ans et il aurait fêté ses 30 ans cette année. Tous les ans à la même période, les cicatrices se rouvrent, les sensations d’injustice et de colère s’intensifient. Les mêmes questionnements reviennent. Babacar était bon, aimant et aimé. Comment un homme peut-il être tué par la police quand ce sont les pompiers qui sont appelés au secours ? Comment une société peut-elle exister quand on en tue ses membres les plus fragiles et vulnérables ?

Babacar était sénégalais et il n’avait pas ses papiers. Des personnes sans papiers qui meurent en se jetant par la fenêtre pour fuir la police, qui n’en a jamais entendu parler? Les policiers, Babacar les connaissait, car dans ce monde où la police peut tuer en toute impunité, les sans-papiers sont aussi traqués.

Cette nuit du 2 au 3 décembre 2015, Babacar angoissait. Il angoissait et ce sont les policiers qu’il a vus. Comment aurait-il pu se calmer?

Ils lui ont tiré dessus au taser, mais le taser n’a pas marché. Il lui ont crié de lâcher son petit couteau de table qu’il utilisait peu de temps avant pour se scarifier l’abdomen. Mais encore fallait-il qu’il comprenne ce qui était en train de se passer.

Il faisait nuit et ils étaient 8, 4 de la BAC et 4 de la police nationale. Ils ne l’ont pas aidé et ils l’ont tué. Les pompiers ne sont pas intervenus, ils n’en ont pas eu le temps car il avait déjà reçu une puis quatre balles dans le corps. Deux mortelles.

Une fois de plus, les policiers ont fait corps. Ils ont plaidé la légitime défense, leur seule défense face à ce crime ignoble. Comment en aurait-il pu être autrement dans cette longue série de crimes racistes et psychophobes?

Puis ils ont porté plainte contre lui pour tentative de meurtre. Des histoires horribles comme celle de Babacar, il y a en a des dizaines.

Babacar agonisait dans la cage d’escalier et ils l’ont menotté. Laissé sur le sol un temps qu’on ne connaît pas. Une demi-heure, une heure, peut-être deux. Nous ne savons pas car nous n’y étions pas, mais leurs histoires on les connaît, et on n’y croit pas.

Il était seul et il avait peur, personne de ceux qu’il aimait n’était là pour l’accompagner dans son dernier souffle.

C’était à Maurepas à Rennes à 4h du matin, quand tout le monde était endormi.

Babacar on ne t’oubliera pas.

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Tout le soutien à Awa, la soeur de Babacar

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—> Justice Vérité pour Wissam <—

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Chronique ordinaire de l’impunité policière

NON LIEU pour le policier qui a éborgné Jimmy Gazar à La Réunion en 2012

Jimmy a perdu un œil suite à un tir de flashball LBD40.

La police, humble et responsable comme toujours, dit que ce n’est pas vrai.

La justice, courageuse comme toujours, lui donne raison.

Au suivant …

Article publié le 30 octobre 2018 à lire en entier ICI sur le site Désarmons-les, ainsi que le suivant :

Nenad Nikolic, tué lors d’une intervention de la BRI à Villemomble le 24 octobre 2018

Le 24 octobre 2018 vers 6 heures, la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) de la police intervient au domicile des Nikolic, rue du gros Buisson, où vivent 18 personnes, dans le cadre d’une commission rogatoire du juge d’instruction de Nanterre pour une enquête menée par l’office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF).

Présent, le fils de la victime a déclaré que son père a cru qu’il s’agissait de voleurs et a pris peur, avant de sauter par la fenêtre et de faire une mauvaise chute sur un mur et de se casser la jambe. Celui-ci affirme également que les policiers ont frappé son père alors qu’il gisait au sol. Nenad est décédé à l’hôpital Henri Mondor dans la matinée, d’une “hémorragie interne”.

Nenad était âgé de 46 ans et père de 7 enfants. La police affirme qu’il était visé directement par la perquisition à son domicile.

L’IGPN ne s’est pas saisie de l’enquête, dans la mesure où les policiers affirment que Nenad se serait défenestré avant l’entrée des policiers dans la maison. Les investigations sont donc confiées à la Sureté Départementale.

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PAS DE JUSTICE PAS DE PAIX!

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