Soutiens et échanges dans les manifestations GJ et collectifs contre les violences policières

Des échanges et du soutien pour nos Collectifs Vérité&Justice pour toutes les victimes dans les manifestations Gilets Jaunes et autres :

 

 

 

Prochainement : 

Une manifestation de femmes avec ou sans Gilets Jaunes dénonçant les violences policières aura lieu à Mulhouse ce dimanche. Voici le tract :

Manifestation des femmes
avec (ou sans) Gilets Jaunes :
le dimanche 17 février 2019

Rdv à 13h12 au Parc Expo de Mulhouse
Départ en cortège à 14h

Nous sommes là, nous sommes fortes, nous sommes fières et nous sommes plus que jamais déterminées

–> Nous sommes des femmes impliquées dans le mouvement Gilets Jaunes depuis le début. Nous sommes en première ligne de cette lutte contre la vie chère, contre la misère, comme nous le sommes toujours au quotidien. Nous, qui ne sommes rien aux yeux de ce gouvernement, exigeons et imposerons le respect et la dignité pour tous et toutes. Ensemble, nous sommes toujours plus fortes ! Soyons toujours plus nombreuses!
–> Nous dénonçons avec fermeté les violences policières et la sinistre répression qui veut nous faire taire. Nous exigeons l’amnistie de tou·te·s les condamné·e·s du mouvement ! Interdiction des flash-balls et autres armes létales comme non-létales ! Trop de blessé·e·s, trop de mutilé·e·s, trop de mort·e·s ! Nous n’oublions pas Zineb Redouane, 80 ans .
–> Notre solidarité est Internationale !

Femmes précaires, femmes en colère, femmes solidaires !


Le 17 février, il y aura aussi une manifestation à Paris co-organisée entre Le Collectif La Vérité pour Adama, Vérité et Justice pour Gaye et Coordination Régionale Gilets Jaunes IDF : L’alliance Gilets Jaunes et Quartiers Populaires ( lien event fbk)

Gilets Jaunes de Rungis et Comité Adama:

Les quartiers populaires reviennent constamment dans le débat autour des Gilets Jaunes. Les articles se succèdent dans différents journaux et autres sites pour insister sur l’absence des quartiers populaires. Il y a comme une volonté d’occulter la présence pourtant bien réelle d’habitants des quartiers concentrés dans les grands centres urbains.

L’image médiatique du mouvement des Gilets Jaunes, est celle d’une France rurale, périphérique qui aurait surgit sur tout le territoire. Cette affirmation, en partie vraie, ne prend pas en compte la mobilisation importante dans les grandes villes de France comme Toulouse, Bordeaux ou Rouen.
Il y a une sorte de soulagement de la part d’une élite qui utilise tous les moyens médiatiques pour ne pas voir une implication massive des quartiers dans les Gilets Jaunes.

Comment imaginer qu’un tel mouvement puisse se faire sans les habitants des quartiers?? Nous sommes investis depuis plusieurs semaines dans le mouvement des Gilets Jaunes, nous habitons les quartiers d’Ile-de-France.
Les Gilets Jaunes de Rungis et le Comité Adama manifestent chaque samedi ensemble.
Nous avons jugé qu’il était important de se réapproprier la parole sur nos vies et sur les luttes que nous menons. D’exprimer, dans le cadre d’un meeting, notre engament et nos motivations dans le mouvement des Gilets Jaunes.

Nous souhaitons réfléchir à la façon dont nous pouvons amplifier l’implication des habitants des quartiers populaires, qui vivent l’enclavement, la précarité, Le mal-logement, les violences policières et le racisme au quotidien.

Ce qui est fait pour nous, sans nous, est fait contre nous!

RDV dimanche 17 février à 15h00 Bourse du Travail 11 rue Génin 93200 Saint-Denis. Métro Porte de Paris ligne 13.


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Un lycéen à la mâchoire fracassée par un tir de flasball à Strasbourg le 12 janvier 2019

Notre combat est celui contre les violences policières, celui contre le droit de Tuer des policiers et gendarmes. Nous ne cesserons de le répéter, les armes du « maintien de l’ordre » mutilent et tuent. Il faut que cette boucherie cesse!

Lilian, 15 ans, a été victime de violences policières lors d’une manifestation des gilets jaunes dans Strasbourg, par ailleurs à laquelle il ne participait pas. Il était simplement venu en centre ville profiter des soldes pour faire des emplettes. Ce jeune garçon s’est retrouvé avec la mâchoire entièrement fracturée. ( Témoignage de la mère de Lilian à lire ici : « Strasbourg: “ Mon fils n’est pas un casseur”, la mère du jeune adolescent blessé au visage témoigne ») A la suite de 6 heures d’opération, il se retrouve avec des broches et devra certainement s’alimenter uniquement sous forme liquide durant une durée d’environ 2 mois. Une cagnotte de soutien a été montée, nous vous invitons à la relayer largement!

Tout le soutien et le courage à toi Lilian, pour que tu retrouves vite le sourire !

–> https://www.leetchi.com/c/soutien-pour-lilian <—

De nombreuses autres personnes et manifestant.e. s ont étés blessé.e.s le même jour, et les témoignages relaient la colère montante contre ces répressions et contre les violences policières –> https://www.rue89strasbourg.com/blessures-gilets-jaunes-alsaciens-colere-violences-policieres-147423


Depuis le début des mobilisations des Gilets Jaunes et de celles lycéennes, des centaines de personnes ont étés blessées lors de manifestations ou en marge d’actions de contestation, et de trop nombreuses personnes ont perdu un oeil ou une main en se trouvant ici ou là, où semble-t-il, ils et elles ne le devaient pas… Les éclats de grenades de dés-encerclement et les tirs de LBD40 font de gros dégâts humains, et ces armes qui sont censées « ne pas tuer » font chaque jours de nouvelles victimes. Le nombre des personnes mutilées ou gravement blessées est tout bonnement insupportable et s’allonge de semaines en semaines! Nous n’oublions pas Zineb Redouane, la femme octogénaire qui a perdu la vie à Marseille le 1er décembre 2018 en voulant fermer ses volets à son balcon, suite à un tir de grenade lacrymogène. Elle a été enterrée le 25 décembre à Birkhadem, en Algérie.

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Zineb Redouane

Sur le site du Collectif DésarmonsLes, on retrouve un article faisant le « Recensement provisoire des blessé-es des manifestations du mois de novembre-décembre 2018

Un autre site utile à connaître pour continuer de réfléchir sur l’industrialisation et l’usage de l’armement policier  –> https://faceauxarmesdelapolice.wordpress.com/


En 2014, une autre « violence » policière a eu lieu en Alsace, mais n’avait pas soulevé autant d’indignations de tant de personnes… Un jeune homme de 23 ans, Hocine Bouras, a été tué d’une balle dans la joue par un gendarme, qui devait l’amener au tribunal pour un jugement. C’était le 26 août, il y a bientôt 5 ans. Hocine a perdu la vie au bord de l’autoroute A35, les mains entravées par des menottes. La justice a rendu successivement dans cette affaire plusieurs non-lieux, mais sa famille continue aujourd’hui de porter le dossier à la Coure Européenne des Droits de l’Homme (CEDH)
pour que ce type de violences n’arrive plus, pour que l’uniforme qui prétende représenter la « paix » et la « sécurité » n’ait plus le droit de tuer, pour qu’il cesse d’être armé en face de personnes qui ne le sont pas. Pour que cesse le racisme d’Etat, et les lois sécuritaires qui permettent de tuer ou de blesser en toute impunité.

Paix et Justice pour toutes les victimes!

Mais tant qu’il n’ y aura pas de justice… Il ne pourra pas y avoir de paix!

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Pas de justice, pas de paix!

Plus que jamais : « Plus jamais ça ! »

Vérité et Justice pour Hocine – Soutien de Kery James

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Kery James à La Laiterie – Strasbourg, le 29 novembre 2018, toujours en soutien avec les familles et les collectifs en lutte contre les violences policières, le Racisme d’Etat, et pour ne pas oublier les crimes commis par des policiers et gendarmes, pour que cela ne se reproduise plus. Merci à ce soutien pour le Collectif Vérité et Justice pour Hocine Bouras, pour avoir pris le temps, comme l’an dernier de recevoir personnellement Fatiha Rabah, la maman de Hocine qui était présente avec des soutiens du collectif au concert.

Hocine Bouras, on t’oublie pas,

2019 – 5 ans déjà. CEDH

Le combat continue!

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D’autres rappeurs bien moins connus continuent de soutenir le collectif et de nous accompagner depuis plusieurs années, lors d’événements ou de concerts de soutiens. Derniers en date, le Collectif Nid De Guèpes avec le groupe Stratégie de Paix, mais bien-sure, nous pensons aussi à Sans Tiep et aux 47Ronins qui étaient encore présents à nos côtés cette année, merci à eux. Un gros big up à vous tous et toutes, et en vous souhaitant de belles fêtes de fin d’année!

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1er décembre 2018 – Pour Babacar, Ni Oubli, Ni Pardon

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Marche en hommage à Babacar, tué il y a déjà 3 ans par la BAC de Rennes, organisée par le Collectif Vérité et Justice pour Babacar le 1er décembre 2018 à 14h. Rdv à 13h12 au Centre Commercial du Gast à Rennes.

Lien vers l’event facebook de la Marche –>Pour Babacar, Ni Oubli, Ni Pardon

Page facebook du  Collectif Justice et Vérité pour Babacar Gueye 

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Babacar avait 27 ans et il aurait fêté ses 30 ans cette année. Tous les ans à la même période, les cicatrices se rouvrent, les sensations d’injustice et de colère s’intensifient. Les mêmes questionnements reviennent. Babacar était bon, aimant et aimé. Comment un homme peut-il être tué par la police quand ce sont les pompiers qui sont appelés au secours ? Comment une société peut-elle exister quand on en tue ses membres les plus fragiles et vulnérables ?

Babacar était sénégalais et il n’avait pas ses papiers. Des personnes sans papiers qui meurent en se jetant par la fenêtre pour fuir la police, qui n’en a jamais entendu parler? Les policiers, Babacar les connaissait, car dans ce monde où la police peut tuer en toute impunité, les sans-papiers sont aussi traqués.

Cette nuit du 2 au 3 décembre 2015, Babacar angoissait. Il angoissait et ce sont les policiers qu’il a vus. Comment aurait-il pu se calmer?

Ils lui ont tiré dessus au taser, mais le taser n’a pas marché. Il lui ont crié de lâcher son petit couteau de table qu’il utilisait peu de temps avant pour se scarifier l’abdomen. Mais encore fallait-il qu’il comprenne ce qui était en train de se passer.

Il faisait nuit et ils étaient 8, 4 de la BAC et 4 de la police nationale. Ils ne l’ont pas aidé et ils l’ont tué. Les pompiers ne sont pas intervenus, ils n’en ont pas eu le temps car il avait déjà reçu une puis quatre balles dans le corps. Deux mortelles.

Une fois de plus, les policiers ont fait corps. Ils ont plaidé la légitime défense, leur seule défense face à ce crime ignoble. Comment en aurait-il pu être autrement dans cette longue série de crimes racistes et psychophobes?

Puis ils ont porté plainte contre lui pour tentative de meurtre. Des histoires horribles comme celle de Babacar, il y a en a des dizaines.

Babacar agonisait dans la cage d’escalier et ils l’ont menotté. Laissé sur le sol un temps qu’on ne connaît pas. Une demi-heure, une heure, peut-être deux. Nous ne savons pas car nous n’y étions pas, mais leurs histoires on les connaît, et on n’y croit pas.

Il était seul et il avait peur, personne de ceux qu’il aimait n’était là pour l’accompagner dans son dernier souffle.

C’était à Maurepas à Rennes à 4h du matin, quand tout le monde était endormi.

Babacar on ne t’oubliera pas.

 

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Tout le soutien à Awa, la soeur de Babacar


Appel de personnes noires, exilées et actuellement sans papiers pour la marche de samedi 1er décembre à Rennes. Événement de commémoration pour Babacar Gueye, tué par la BAC de Rennes le 3 décembre 2015, et de lutte contre les violences policières racistes. Ces personnes ont pu écrire un récit à plusieurs malgré la diversité de leurs parcours, tant l’action de la police et la violence quotidienne du racisme sont fortes.

Texte en anglais et français en version PDF, et en version arabe ci-dessous.
Ne pas hésiter à imprimer ces versions pour les distribuer ou les coller

–> Sur le site Expensive.info

لما كل هذا الحقد تجاهنا، نحن امثالك؟ 
كلنا اخوة واخوات، سود، عرب و بيض. 
توجد في فرنسا عنصرية ضدنا، نحن السود. في فرنسا، نحن السود نعامل وكأننا لصوص. في فرنسا، نحن السود نعتبر ادنى من باقي البشر. في فرنسا، نحن السود نتعرض للمعاملة السيئة. في فرنسا، الشرطة تضايقنا، نحن السود، خصوصا حينما لا يكون في رفقتنا اشخاص بيض. احينا، يتم قهرنا وقتلنا، نحن السود، دون سبب او تبرير. 
اي مجتمع هذا الذي يتم فيه التعامل مع السود والعرب كأنهم وكأنهن مجرمين ومجرمات؟ 
اي مجتمع هذا الذي تقتل فيه الشرطة المواطنين والمواطنات بسبب لون بشرتهم بدل حمايتهم وحمايتهن؟ اهذه امة الحق والقانون؟ اهذه قيم الحرية, المساواة والاخوة الفرنسية؟

نحن اللاجئون واللاجئآت تركنا بلادنا التي تلتهمها الحروب والديكتاتوريات والقتل والبطش كي نأتي الى فرنسا الحرية والعدالة والاخوة.

نحن اللاجئون واللاجئآت سرنا على اقدامنا، ركبنا البوارج والطائرات كي نأتي الى بلاد الحرية والمساواة، الى بلاد اردنا ان نتخذها ملجئ لنا.

نحن اللاجئون واللاجئآت لقينا العكس تماما. نتعرض لمضايقات الشرطة كلما ركبنا القطار، الباص او المترو. 
يتم اعتقالنا وسجننا في ال CRA مراكز الاعتقال الادارية فور وصولنا الى فرنسا. يتم تعريتنا في « البريفيكتور » ومراكز الشرطة دون اي سبب. لا احد يصدق كلامنا هناك. لا احد يستجوب الينا على رقم ١١٥. 
نحن لم نهجر بلادنا في اجازة متعة… لا مكان لنا في فرنسا. اهذه هي الحرية، المساواة والاخوة الفرنسية؟

كان باباكار جاي اسود ولاجئ. تم قتل باباكار على يد الشرطة في رين يوم ٣ ديسمبر ٢٠١٥. ان كانت فرنسا بلاد الحق والقانون، فنحن السود واللاجئين واللاجئات في رين، نطالب بالعدالة لباباكار.

نناديكم للانضمام الى مسيرة ذكرى مقتل باباكار، نهار ١ ديسمبر في مدينة رين.


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Appel de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes : Tou.te.s contre le racisme d’État – Commémoration de la mort de Babacar (https://zad.nadir.org)

Le samedi 1er décembre, à Rennes, à 13h12, le Collectif Justice et Vérité pour Babacar organise un événement dans le quartier de Maurepas pour commémorer les 3 ans de la mort de Babacar Gueye, abattu par la police.

Il y a trois ans, le 3 décembre 2015, vers 4 heures du matin, Babacar fait une crise d’angoisse, et quand son ami appelle les secours, c’est la BAC qui débarque et le tue de 5 balles dans le corps. Aujourd’hui, la famille de Babacar et ses proches se battent toujours pour faire la lumière sur ce qu’il s’est passé, et ce malgré les obstacles que la justice, l’administration et l’État lui opposent , comme à toutes les autres familles de victimes qui réclament justice et vérité.

Cette année le collectif souhaite ancrer la lutte à Maurepas, dans le quartier même où Babacar est mort. Un quartier populaire de Rennes où, comme les autres quartiers populaires de fRance, les humiliations et les violences policières, dans un contexte de ségrégation raciale et sociale, sont quotidiennes.

Depuis la ZAD, il nous apparaît comme vital de réunir nos forces et de converger vers les luttes qui perdurent et ont besoin de plus d’énergie. Il nous faut continuer de faire exister et renforcer les liens qui se sont formés ces dernières années. Si la lutte contre l’aéroport est terminée, celle contre son monde est loin d’être révolue.

Parce que se taire et ne rien faire assoira davantage leur capacité à nous écraser et à perpétuer leurs meurtres, parce que ne pas se sentir concerné-e-s c’est oublier qu’un jour ou l’autre nous serons très certainement les prochain-e-s, soyons nombreu-ses-x le 1er décembre à Rennes en soutien à la famille de Babacar ainsi qu’à toutes les familles de victimes et leurs proches.

Nous appelons aussi à venir sur la Zad de NDDL le 30 novembre pour la présentation de l’exposition « Des années immigrées… aux Années banlieues : 30 ans de luttes pour l’égalité », organisée par l’Echo des Cités, à l’Ambazada, à partir de 14h ; visite commentée à 18h et discussion à 19h.

La Police raciste tue, la loi l’y encourage, et la Justice la protège, soutenons les luttes des familles de victimes !

Lien du collectif Justice et Vérité pour Babacar : https://www.facebook.com/veritepourbabacar/

Lien pour l’évènement sur la Zad : https://zad.nadir.org/spip.php?article6210


Cet événement s’inscrit cette année dans un contexte de mobilisation globale contre les violences policières et le Racisme d’Etat, et au même moment, cela n’aura échappé à personne, que le mouvement actif des « gilets jaunes ».

Etat d’urgence et violences policières

Appel du collectif Rosa Parks

Justice ou rien!

Nous, habitants des quartiers populaires, noirs, arabes et rroms, pleurons, et comptons chaque année ceux que la police a soustrait à la vie. Depuis plus de 40 ans, nous poursuivons le combat de nos anciens, mus par une dignité inflexible. Dans nos quartiers et au-delà des barres d’immeubles nous hurlons que nous ne voulons pas être construits par l’Etat, comme ennemis de l’intérieur, mais qui entend ? Nous refusons que l’on nous déshumanise pour légitimer la guerre que l’on nous mène dans nos banlieues à l’image de celles qu’ils mènent contre les banlieues du Monde. Nous dénonçons les coups de menton des politicards qui en votant dans une majorité écrasante la présomption de légitime défense pour les policiers ouvrent la chasse avec davantage de décharges d’adrénaline et d’armes qui tuent et mutilent.

Nous ne voulons pas de leur Flash Ball, ou du Lanceur à Balles soit disant « Défensives », qui projetées à plus de 330 km/h ont explosé en trois morceaux distincts le testicule d’un adolescent de 15 ans à Argenteuil.

Nous ne voulons pas du Taser, qui a arrêté le cœur de  Mahmadou Maréga, un soir d’automne, après avoir reçu deux décharges de 50 000 Volts.

Nous ne voulons pas de vos balles qui une fois dans le corps, provoquent une onde de choc qui détruit les organes et écrase tous les horizons, toutes les promesses du temps. Ce corps, c’était celui d’Amine Bentounsi, un Arabe, d’Abdoulaye Camara, un Noir, d’Angélo Garand que les gens du voyage pleurent encore.

Nous ne voulons plus de vos grenades de désencerclement ou de vos grenades offensives depuis que Rémy Fraisse n’est plus et que le poing levé d’un zadiste a été arraché.

Et même une simple matraque dans la main de la police devient un instrument de viol, et quoi que dira la justice, Théo Luhaka sait que dans le regard porté sur lui par tous les jeunes des quartiers, il trouvera les larmes de solidarité. Il trouvera la rage de l’indigné.

Et enfin, nous ne voulons plus de ces soi-disant techniques d’immobilisation interdites dans tant de pays déjà, comme la technique de plaquage ventral ou de pliage qui a extirpé lentement, dans une douleur atroce, le dernier souffle de vie des poumons de Lamine Dieng, 25 ans, d’Adama Traoré, 24 ans, d’Ali Ziri, 69 ans.

Ils nous manquent, Amadou Koumé, Hocine Bourras, Wissam El Yamni,  Liu Shaoyu, Babacar Gueye, Morad Touat, Lahoucine Ait-Omghar et tant d’autres ne sont plus que des photos sur un meuble, des souvenirs que les larmes caressent, et des noms sur des banderoles.

Pour tout vous dire, nous ne voulons pas davantage d’une justice qui acquitte ces policiers et qui ose même retourner l’accusation contre les familles de victimes.

Ce sont eux ces morts et ces vivants mutilés qui à cet instant nous convoquent. Ils vous disent, que la police est structurellement raciste, que l’Etat Français a été condamné pour contrôle au faciès, cette cérémonie de dégradation, sans que rien ne change. Ils vous disent que si les quartiers populaires sont un poste avancé des violences policières, celles-ci finissent aussi par s’exercer sur l’ensemble de la population, notamment jeune, qui conteste cet ordre néo-libéral.

Le 30 novembre 2018, contre le racisme et les inégalités sociales, on disparaît de nos lieux de travail, de nos facs, de nos écoles, des réseaux sociaux, des lieux de consommation.

Et le 1er décembre,on réapparaît sur toutes les grandes places des villes, pour exiger Egalité et Dignité pour tous et toutes.

Initiateurs : AMDH Paris, ATMF, BAN, Chapelle Debout, Collectif Sans Papiers 75, Collectif pour l’Union Antiraciste et Populaire, Fondation Frantz Fanon, Foul Express, FUIQP, PIR, UJFP, UNPA, Collectifs contre les violences policières  pour Ali Ziri, Angelo Garand, Wissam El Yamni, Amadou Koumé, Amine Bentounsi, Babacar Gueye, Palestine Vaincra – Comité anti impérialiste, Collectif Stop le Contrôle au Faciès, Syndicat des quartiers populaires de Marseille, Collectif 17 Octobre 1961 Banlieue Nord/Ouest.

 


Le Collectif La vérité pour Adama appelle cojointement avec l’AFAPB (L’Action Antifasciste Paris Banlieue et Plateforme d’Enquêtes Militantes à être présent samedi dans Paris avec les gilets jaunes ( Lien vers l’event fbk Les quartiers en gilets jaunes )

Appel du Comité Adama pour ne plus rester spectateurs de notre oppression, ne plus rester passifs, prendre l’initiative sur le terrain de la lutte! Pour la Justice pour Adama, pour toutes les victimes des violences policières et du racisme. Pour la Justice sociale, contre le déni de notre humanité, et contre la destruction de nos vies.

Rejoignez les luttes des quartiers populaires à Saint-Lazare samedi 1 décembre à 13h30 pour se rendre sur les Champs-Elysées

Lien –> On va renverser la honte ( Mediapart ) «On va renverser la honte» proclame Edouard Louis à la fin d’une conférence avec Youcef Brakni et Fatima Ouassak sur le monde rural et les quartiers populaires mardi soir à Bagnolet. Pourquoi est-ce-que le Comité Adama appelle à manifester auprès des Gilets jaunes sur les Champs Elysées ce samedi ? 


Ce vendredi, le Collectif Vérité et Justice pour Hocine Bouras sera présent au Concert contre les repressions au CAJ Molodoï.

Belles initiatives pour ne pas oublier… Le combat continue!

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Miss Mali France 2019 le 8 décembre. Avec un soutien affiché pour Justice Pour Adama✊️

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Aqui me mataron II- Justice et vérité pour Angelo. 2018. 
Huile sur toile, 81 x 100 cm, réalisée par Gabi Jimenez


Une émission radio de L’Envolée journal avec le Collectif Justice Pour Angelo du 2 NOVEMBRE 2018 à écouter sur ce lien.

      • Communiqué (suite et fin) : du collectif vérité et justice pour Angelo
      • Enregistrement : Aurélie parle au rassemblement pour son frère Angelo Garand assassiné par le GIGN
      • Appel : de  Nadine sur le décès de son fils à la maison d’arrêt d’Angers le 15 août
      • Enregistrement : archives de l’Envolée – extraits du CD du livre d’Hafed Ça valait pas la peine mais ça valait le coup (gratuit pour les prisonnier-ère-s)

Zics : Ideal J – J’ai mal au coeur / Baidi et Syntax – Petit Jam en studio / Dad- No pasaran


Pour rappel, l’Envolée avait réalisé une interview de Fatiha, la maman de Hocine en janvier 2016, et avait permis de mettre en lien un prisonnier qui avait écrit une chanson sous le blaze de Sans Tiep, en hommage à Hocine et à toutes les victimes – La Police assassine. L’Envolée avait également partagé cette chanson lors d’une émission réalisée en janvier 2018 pour relayer la scandaleuse confirmation du Non-lieu par la Cour de Cassation pour le gendarme ayant tué Hocine, et ré-invité à son antenne la famille de Hocine. Les deux émissions sont à écouter sur le site ici pour celle du 12 janvier et pour celle du 19 janvier. Le chanteur Sans Tiep était venu à sa sortie de prison participer au concert de soutien pour la famille de Hocine donné en juin 2018 au CAJ Molodoï à Strasbourg. Merci pour ce beau soutien!

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Soirées projection du film Dire à Lamine et concert de rap T-Rap de soutien • ldt x cerna à Rennes le 16 et 17 novembre 2018

en soutien au Réseau de Ravitaillement des Luttes du Pays Rennais (qui propose de renforcer la circulation et les liens entre les différents mondes en lutte (syndical, rural, …), à travers des cantines de soutien et la distribution de produits frais non transformés, directement sur les piquets de grève.) et au Collectif Justice pour Babacar Gueye.

Plus de 80 personnes se sont rencontrées vendredi 16 novembre 2018 au quartier du Grand Pigeon, à l’initiative du collectif Cases Rebelles en partenariat avec Interquartiers49 et le syndicat des quartiers populaires du 49  » PSN49 Justice pour nos quartiers « .
L’invitation était portée à Mme Ramata Dieng et Mme Awa Gueye, respectivement porte-voix des comités Vérité & Justice pour Lamine Dieng (Paris) et Babacar Gueye ( Rennes).

Une discussion a suivi la projection de l’excellent film documentaire  » Dire à Lamine « . Celle-ci a permis de mieux comprendre une analyse de la société et son rapport à une violence institutionnelle que ce soit à travers les violences et crimes policiers ou ceux liés à l’enfermement, trop souvent ciblés sur les personnes racisées (noires, arabes, Rroms…), mais aujourd’hui, pas que, puisque élargis contre tous ceux et celles qui contestent le pouvoir établi.

Un immense remerciement à l’accueil des habitant-e-s du quartier du Grand Pigeon et particulièrement aux jeunes du GP, au centre Marcel Menet, au réseau de nos collectifs, à l’AJR, aux représentant-e-s de la Grande Ourse, du CSSP 49, de Rroms Anjou, du camp du Maine, de  » Justice pour Zamani « , à Ahsagi, et beaucoup d’autres tant militant-e-s associatifs que de collectifs qu’en tant que personnes, de ceux et celles qui anonymes ont contribué par une expression libre à favoriser l’appropriation d’un essai d’une approche commune et d’une projection d’alliances ponctuelles ou pérennes d’Angers à Nantes en passant par Rennes, Paris ou ailleurs, avec une pensée pour ce qui se traduit aussi bien dans nos cités HLM qu’en Outre mer ou à Bure. Le Nous, c’est aussi l’Autre !

Nos camarades du quartier du Breil, ceux et celles du quartier de la Rabière de Joué les Tours, ainsi que les avocat-e-s militant-e-s n’ont pu venir mais ce n’est que partie remise.

34 morts recensés tués par la Police en 2017 !
Stop aux violences policières racistes !
Partout libérons la parole, soutenons toutes les auto-organisations de défense des gens face au harcèlement et à la violence de policiers qui considèrent que l’impunité leur est acquise.

On ne lâche rien !


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Tournage du clip « Amal » magnifique morceau écrit par Kery James en hommage aux soeurs, et aux femmes en lutte contre le Permis de Tuer des forces de l’ordre en uniforme.

Amour et Force.


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Un article publié par l’Action Antifasciste Mulhouse Haut-Rhin le 07 novembre 2018

Merci à KERY JAMES pour le soutien qu’il apporte au Collectif Vérité et Justice pour Hocine Bouras et aux autres familles qui ont perdu un être cher dans les mains des « forces de l’ordre »mais continuent de lutter pour que cela n’arrive plus. Contre les crimes policiers, l’Etat et les fascistes ; la solidarité est notre arme.

Il y a 4 ans, en Alsace dans le Haut-Rhin au Nord de Colmar, Hocine Bouras, qui avait alors 23 ans, a été tué d’une balle à la joue sur l’autoroute A35 par un gendarme, alors qu’il était menotté dans une voiture, et en situation de transfert vers le tribunal de Colmar. La famille de Hocine n’a appris la mort de ce dernier que plus tard… par le journal local !

Depuis, plusieurs membres de sa famille avec l’aide de militant.e.s locaux, et d’autres collectifs qui luttent contre les crimes policiers, se démènent pour obtenir Vérité et Justice pour Hocine, « mort pour rien ». Les idées et initiatives pour renforcer ce combat seront les bienvenues au sein de ce collectif, tant qu’elles restent en accord avec les souhaits de la famille, et permettent de renforcer cette lutte contre les crimes policiers, et de réhabiliter la mémoire de Hocine.

Pour plus de détails ;

https://justicepourhocinebouras.wordpress.com/

https://www.facebook.com/collectif.hocine.bouras/

https://www.syllepse.net/100-portraits-contre-l-Etat-polici

Nous n’oublions pas le nombre affolant de personnes tué.e.s par les forces de l’Etat qui continue de s’allonger depuis cet événement, ni les répressions envers des personnes proches de victimes et /ou investies sur ces questions.

#LaPoliceMutileLaPoliceAssassine
#Légitimecolère

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27 octobre 2005 – 27 octobre 2018

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IL Y A 4 ANS : RÉMI TUÉ PAR LA GENDARMERIE

Dimanche 26 octobre 2014, au matin. Les médias répètent en boucle le rapport de la
préfecture : « le corps d’un homme a été découvert par les gendarmes » à Sivens, dans le Tarn, sur
l’esplanade de terre battue où se situait une forêt dévastée par un projet de barrage.

La veille, samedi 25 octobre, lors d’une manifestation pour la sauvegarde les terres, Rémi, 21 ans, a été tué. Une partie de sa colonne vertébrale a été arrachée par la grenade jetée par un gendarme. Une grenade explosive. Une arme de guerre, lancée dans la nuit, sur un groupe d’écologistes.

Ce jour là, la vie d’un jeune vient d’être volée par le maintien de l’ordre. Le jour de la mort de Rémi, des dizaines de grenades et de balles en caoutchouc ont été tirées sur quelques grappes de manifestants.

A l’époque, les socialistes au pouvoir retiennent leur souffle. Ils anticipent déjà l’onde de choc que produira l’événement. Les communicants entrent en jeu. Il faut produire du bruit pour atténuer le caractère insupportable de la situation, suspendre le temps. Il faut multiplier les insinuations, essayer de salir à titre posthume le défunt, suggérer qu’il est peut-être responsable de sa propre mort. Faire illusion. Dans les jours qui suivent, le gouvernement cherche à épaissir le brouillard, inondant les rues de nuages lacrymogènes.

La mort de Rémi n’est pas une « bavure », ni un accident. Il est presque étonnant que des
armes de guerre, utilisées de plus en plus massivement par les forces de l’ordre, n’aient pas ôté des vies plus tôt.

C’est en revanche la première fois qu’un manifestant perd la vie depuis 1986 en France, avec la mort de Malik Oussekine lors d’un mouvement étudiant. Entre 1986 et 2014, il y a une énorme différence. En 1986, plusieurs centaines de milliers de personnes défilent dans les rues de Paris et de plusieurs grandes villes suite à ce crime policier. Un ministre démissionne. Le projet de loi à l’origine de la révolte étudiante est enterré. La brigade responsable des violences est dissoute. C’est un séisme politique.

Ce qui se passe à l’automne 2014 est un tournant historique.Après le décès de Rémi Fraisse et dès les premiers jours de novembre, le gouvernement socialiste lance l’assaut contre celles et ceux qui osent manifester suite à la mort d’un jeune dans une manifestation. Sans complexe, plusieurs villes où se tiennent des manifestations sont mises en état de siège. Les dispositifs policiers sont hors norme. Des villes comme Rennes, Nantes ou Toulouse sont occupées, plusieurs samedis d’affilée, par des dispositifs de centaines d’uniformes, appuyées par des hélicoptères. Les rares manifestations qui s’improvisent sont, de fait, interdites. Le temps où les gouvernants faisaient le dos rond quand ils avaient du sang sur les mains est révolu : aujourd’hui, ils attaquent. Par la suite, le drame de Sivens est même exploité pour renforcer plus encore l’arsenal répressif. Dans les semaines qui suivent, une « Commission d’enquête parlementaire» est ouverte. Par un retournement de situation qu’on croirait sorti de l’imagination d’Orwell, le rapport préconise l’arrestation préventive des individus considérés « suspects », afin de les empêcher de manifester et la généralisation d’armes encore plus puissantes pour la police.

La mort de Rémi il y a 4 ans constitue donc un tournant majeur de l’histoire politique française, et une accélération de l’ensauvagement répressif. En 4 ans, la police a tué, mutilé, arrêté. Les tirs à balles réelles ne sont plus exceptionnels. L’antiterrorisme est devenu un mode de gouvernement, qui a permis d’arrêter des opposants sans autre forme de procès. Et des dizaines de milliers de grenades, lacrymogènes ou explosives, ont été tirées sur des civils.

La famille du défunt attend toujours justice. Et Rémi reste présent dans nos luttes.

Un texte écrit par Jocelyne Fournier

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Prisons : le ministère de la Justice coupe les ponts avec le Genepi

 

« C’est une rupture historique : l’administration pénitentiaire a décidé de mettre fin à la subvention qu’elle accordait depuis 1976 au Genepi, l’association étudiante d’aide aux détenus. D’après le Monde, qui a révélé l’information, il s’agit de stopper la contribution de 50 000 euros par an. […]
L’association qui emploie 4 personnes et 900 bénévoles perçoit surtout cette coupe de financements comme «une sanction politique», une tentative de museler la liberté associative. «Nous avons eu des positions radicales mais elles étaient nécessaires par rapport aux conditions carcérales qui se détériorent, à la dégradation des droits humains, poursuit Eloïse Broc’h. Nous mettons en lumière le nombre de suicides, ce qui est à chaque fois mal perçu même si on ne vise jamais les surveillants. On dénonce la prison mortifère, et c’est ça qui dérange.» »

Voir ici l’article en entier paru dans Libération le 28 octobre 2018, ou un autre article publié dans le 29 octobre 2018 dans le Journal Le Monde ici :« L’administration pénitentiaire rompt ses liens avec l’association d’aide aux détenus Genepi »

Tout notre soutien à cette association, dont plusieurs militant.e.s dans nombre de villes qui avaient accompagné nos combats contre les crimes et violences des forces de l’ordre, dans et en dehors des prisons, et contre le Racisme d’Etat et la Justice à deux vitesses, notamment le Genepi de Strasbourg qui a été présent aux côtés du Collectif Vérité et Justice pour Hocine Bouras et de sa famille ces dernières années. Nous tenons à les en remercier.

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